La Reine Soleil

Publié le par Jeanne Ulet

La Reine Soleil

Vous connaissez La Reine Soleil ?

Oui, c’est un dessin animé. Pour enfants. Produit en 2007. Un beau ratage.

Sauf que ce dessin animé est inspiré d’un roman de Christian Jacq. Et que ce roman est aux ANTIPODES de la croûte de France 3 Cinéma (pour être mauvaise langue, je dirais même que la nullité du film est due à la société de production).

Le roman de Christian Jacq est lui plutôt intéressant. Publié en 1988, il a reçu le prix Jean d’Heurs du roman historique en 1989. Je crois qu’il s’est plutôt bien vendu.

Jacq est égyptologue. La majorité de ses romans se déroule en Egypte antique (et en 3 000 ans d’histoire, il a de la marge pour broder). Certains l’accusent de vulgarisation historique ; en tant que profane, je ne trouve pas cela mal. Il est bien documenté, il nous immerge dans une époque, où est le problème ? (et pour l’anecdote, il a un jour traduit en direct les hiéroglyphes de l’obélisque de la Concorde aussi facilement que vous lisez ce billet).

 

...mon héros

...mon héros

Mais je parlais de La Reine Soleil.

L’histoire se déroule sous la XVIIIe dynastie, aux environs de -1336 av. J.C. Comme ça, ça ne vous dit sûrement rien (surtout quand on sait qu’ils ont eu une trentaine de dynasties avant l’an 1). Mais si je vous parle d’Akhénaton ?

Là vous comprenez !

L’héroïne de l’histoire se nomme Akhésa, troisième fille d’Akhénaton. Jeune, rebelle, fougueuse. Au premier chapitre, elle fuit la maison où elle a grandi. Elle n’a aucune chance d’accéder au trône, mais en entrant dans la société mondaine, elle comprend très vite les machinations qui se cachent derrière le pouvoir.

Et le pouvoir, c’est ce qu’elle veut. Son père est perdu dans le culte d’Aton. Sa mère Néfertiti a disparu de la capitale. Sa sœur Méritaton la perçoit comme un danger.

Les événements s’enchaînent, et elle entame peu à peu sa marche vers le trône. A côté d’elle, Touthenkaton, jeune prince éperdument amoureux d’elle, et dont le nom vous évoque sûrement quelque chose. Oui, mais il y a Horemneb… Horemneb, général parmi les plus brillants de l’Empire, et qu’elle aime plus que ce qu’elle devrait se permettre…

 

J'ai dit que je n'aimais pas le dessin animé ?

J'ai dit que je n'aimais pas le dessin animé ?

Il s’agit donc de politique. De politique, d’amour, d’accords et de trahisons. Un cocktail explosif, non ? Versé dans la plus grande des époques égyptiennes. J’ai senti en lisant la brûlure du soleil sur ma peau. Je respirais les parfums de lotus et portais des bijoux d’or. J’étais dans les cérémonies aux dieux, j’ai admiré la Cité-Soleil en respirant les parfums de lotus.

Bien sûr, le roman ne conviendrait pas aux puristes. Il est difficile de connaître la chronologie précise de cette époque, les titres et noms des acteurs, ce qui peut être assez énervant quand on maîtrise un sujet. N’étant pas spécialiste, je me suis très bien retrouvée dans le roman. Je n’ai pas été choquée d’apprendre, en cherchant sur internet, que le vrai nom d’Akhésa était Akhésenpaamon. Etait-elle véritablement la troisième fille ? A-t-elle épousé son frère ? A-t-elle voulu retourner à Amon ?

Ces questions regardent les égyptologues. En tant que profane, je n’ai pas été choquée par les probables dissemblances historiques. Je ne pense pas qu’il soit possible d’être à 100% en accord avec la réalité historique lorsque l’intrigue se déroule à une époque pareille.

Tout ce que j’ai retenu, c’est que le bouquin en vaut la peine. Je l’ai lu pour la première fois il y a longtemps, et c’est toujours un plaisir de me replonger dedans ! Alors amis de l’Egypte, il est pour vous ! Et pour ceux qui n’y connaissent rien, c’est LA bonne occasion pour débuter !

Bien à vous,

Jeanne Ulet

 

Publié dans Les belles lettres

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