The Librarians

Publié le par Jeanne Ulet

The Librarians

Imaginez que la magie soit réelle.

Votre voisin peut être un personnage de roman à qui un sorcier a donné vie. Une application de téléphone peut être magique. Excalibur, la flûte de Pan, les voyages dans le temps, rien n’appartient de la légende.

Ou plus exactement, ce que vous croyez dans la légende est réel.

Bienvenue dans The Librarians. Ou, parce qu’en France on aime changer les titres, Flynn Carson et les nouveaux aventuriers.

J'ai cherché "Excalibur" dans le moteur libre de droits de Google...
J'ai cherché "Excalibur" dans le moteur libre de droits de Google...

La série est américaine, développée par John Rogers, et mêle le fantastique et l’aventure. Diffusée depuis 2014 aux Etats-Unis, elle n’a fait son apparition sur France 2 que le 21 décembre 2015 (la série a d’abord été testée sur la version française de la chaîne Syfy, mais celle-ci n’étant disponible que sur Canalsat et Numericable, je doute qu’elle ait touché un grand public). Autant dire qu’on a un bon retard. Deux saisons de dix épisodes ont déjà été diffusées aux USA, une troisième commandée. La dernière fois que je l’ai vue sur nos écrans, on était loin de la conclusion…

Alors de quoi est-il question ?

Tout d’abord, The Librarians est un spin-off. Au départ se trouvait la trilogie de téléfilms Les Aventures de Flynn Carson (Le Mystère de la lance sacrée ; Le Trésor du roi Salomon ; Le Secret de la coupe maudite). Diffusés entre 2004 et 2008, ces téléfilms (The Librarian en V.O.) racontaient comment un universitaire, devenu conservateur de bibliothèque, intègre le monde de la magie.

Je ne lui trouve personnellement pas l'air malin sur l'image, mais c'était ça ou la barbe de huit jours...
Je ne lui trouve personnellement pas l'air malin sur l'image, mais c'était ça ou la barbe de huit jours...

Dans la trilogie originale, Flynn Carson était joué par Noah Wyle (alias Dr Carter dans Urgences). Il revient dans le spin-off. Son rôle est beaucoup plus mineur. Assisté par son Gardien le colonel Eve Baird (Rebecca Romijn), de trois potentiels bibliothécaires, et du dirigeant de l’annexe, il doit sans cesse faire face à la menace de la fraternité du Serpent.

…dit comme ça, c’est ridicule.

Plus exactement, l’idée n’est pas très originale. OK, l’histoire de la bibliothèque est sympa, mais les noms de méchants à coucher dehors, les trolls, les personnages de livres qui deviennent réels, c’est du vu et revu.

Faut-il pour autant se priver de la série ?

The Librarians

NON !

Non, non, et re-non. Personne n’aurait l’idée de jeter un livre à la poubelle parce qu’on l’a déjà lu. L’idée de Flynn Carson n’est pas neuve, elle a sûrement été ressortie pour de pures histoires commerciales, mais ce n’est pas pour autant qu’on devrait se priver de passer un bon moment.

Et puis les personnages sont attachants. Flynn Carson n’y est qu’un récurrent, mais il est totalement allumé. Personnellement, j’adore. Il est brillant, polyglotte, et tellement évaporé que je suis surprise lorsqu’il s’intéresse à des choses aussi basiques que la nourriture. Ses arrivées se font toujours en fracas. Oh, et il appelle Excalibur « Cal ». BFF avec une épée de légende. Ça en jette non ?

Les autres personnages sont moins hauts en couleur, mais sympathiques tout de même. Le Colonel Baird est la moins réussie (ou la plus normale ?), mais je ne la déteste pas. Galaad, dirigeant de l’annexe, se défend pas mal par son style so british et ses inventions loufoques, et les trois apprentis ont une propension à la gaffe plutôt attirante.

Et quelques combats.

Rebecca Romijn : difficile de reconnaître Mystique de X-men sans son costume !
Rebecca Romijn : difficile de reconnaître Mystique de X-men sans son costume !

…et puis bon, la bibliothèque vaut le coup d’œil. Des livres. Des livres partout. De beaux livres, au point que ça en fait mal au cœur lorsque Flynn les met par terre (ai-je dit qu’il était peu soigneux et bordélique ?).

Tout est là. Des personnages sympas. Un cadre pas trop mal. Des aventures. Des monstres mythiques. Des livres. Flynn Carson et les nouveaux aventuriers est beaucoup moins noire que Constantine. On ne vous parlera pas de démons à chaque coin de rue, davantage de bon ou mauvais usage de la magie. Elle y est une science. Comme la médecine peut être bien ou mal employée.

Magic, used well, can be good, but a world of wild magic is full of chaos and suffering.

Flynn Carson (La magie bien utilisée peut être bonne, mais un monde de magie sauvage se remplit de chaos et souffrances)

Le premier épisode n’est pas concluant. Il installe les événements Flynn Carson y est fidèle à lui-même, mais le colonel ou les aventuriers ont besoin d’un peu plus de temps pour s’installer. Il est difficile de s’attacher à la série dès le premier épisode, mais la série devient vite addictive pour peu qu’on s’accroche. On passe par-dessus les personnages irréalistes, parce que le but n’est pas de croire que les choses peuvent se passer. Oui, Ezékiel est plat, autant que Cassandra ou Jenkins. Un personnage, des caractéristiques, point. Pas la profondeur de l'être humain, dont je vous parlais récemment (partie 2) et qui est si difficile à atteindre. Mais ce n'est pas cela qu'on cherche. Juste à passer un bon moment. Et ça marche.

Un dernier petit mot pour la fin ?

It’s like listening the inside of my own head…except louder.

C'est comme entendre l'intérieur de ma propre tête...mais en plus fort.

...j'adore Flynn.

Publié dans La bobine

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